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Découvrez 4 conseils pour surmonter le découragement des jours « sans ».

Par Dorothee Fatehi 9 juillet 2018
Dorothee Fatehi encouragement

Une inspiration au quotidien.

Si vous suivez mes réseaux ; Fb et Instagram, vous connaissez sûrement ma série de visuels intitulées « Aujourd’hui, je… »

Les petits points étant suivis d’un mot d’encouragement pour le jour.

Il y a eu, par exemple : « Aujourd’hui, je souris ».

Suite à cette phrase, je développe un  paragraphe explicatif et motivant, pour inciter à appliquer le principe en question.

Il y a quelques jours, je me demandais donc quel serait le mot inspirant à partir duquel j’allais développer mon idée, mon encouragement. Ce n’était pas un de ces bons jours débordants d’énergie et de positivité. Ce n’était qu’un de ces jours morose, où l’on remet tout en question, où les heures semblent s’étirer indéfiniment, et l’air, chargé d’ennui, nous asphyxie un peu plus, à chaque minute qui s’écoule, en pesant lourdement sur nos épaules. Un jour languissant, digne de la pluie qui tombait en rafale. Un jour de spleen, loin du jour idéal. Une de ces journées, où, au lieu d’avancer, il faut surmonter et porter nos émotions devenues écrasantes.

Beaucoup d’entre nous font l’erreur de croire que les gens forts, sont ceux qui vont toujours bien. Cette catégorie désigne des optimistes admirables, certes, mais la force, elle, réside en cette capacité à accepter les hauts et les bas de la vie, sans jamais abandonner la marche. À encaisser les émotions, les coups durs, et à se relever. Et sur ce chemin, il y a les jours qui nous propulsent, mais aussi, ceux où rien ne va. Les fameux jours « sans ». Sans joie, sans motivation, sans envie, sans volonté, sans entrain… Parfois pire, sans espoir…

Comment surmonter les jours « sans » ?

Voyons d’abord l’étymologie de ce mot, d’après le Larousse :

Surmonter :

  • Être placé au-dessus de quelque chose d’autre : Une grande rosace surmonte l’entrée de la cathédrale.
  • Vaincre ce qui constitue un obstacle à l’action : Surmonter sa fatigue, sa peur.

Compléter par Google :

  • Franchir, passer par-dessus.
  • Être placé, situé au-dessus de.
  • abstrait : Aller au-delà de (un obstacle…), par un effort victorieux.

Les jours « sans » nous poussent à l’inaction, là où nous avions pourtant tant besoin d’agir. Il y avait un objectif à atteindre, une envie pressante au départ, mais, submergé par une émotion négative, l’esprit débordé, freine le corps. Où bien, est-ce le corps qui sentant les tensions, se met soudain en veille, pour ne pas que l’esprit perde sa raison… Il me semble que les deux idées sont acceptables, selon la situation. Car dans ses apparents refus de coopérer, notre corps est bien souvent notre meilleur allié. Il tire la sonnette d’alarme qui incite à la remise en question salutaire.

Mais du coup, surmonter signifie-t-il ignorer ses états d’âme, au point de les enjamber, comme si de rien n’était ? La force du caractère est-t-elle de forcer, au risque de briser ?

L’authenticité, régulateur des émotions.

Reconnaître permet d’accepter. Et l’on dit souvent que l’acceptation est le premier pas vers le changement, la première étape de la guérison. Et par extension : de la solution à une problématique. Pour arriver à cela, il faut savoir voir et nommer. Comprendre et connaitre.

Un de mes objectifs en tant que coach, est d’être la plus authentique possible. Je ne veux pas construire mes encouragements sur du mensonge. Faire croire, laisser croire, que pour moi, tout est résolu, tout est simple. Que je gère, de main de maître, mes émotions et mes sentiments. Non, j’apprends, je médite, j’observe, et j’analyse. Comme vous, je suis parfois extrêmement motivée et dans ces périodes, je suis débordante de créativité, redoutablement efficace. À l’inverse, en période creuse, on ne tire rien de bon de moi. Comment arriver à l’équilibre, puisque personne, aucun humain, ne peux dire qu’il vivra toujours au sommet ? « Il pleut sur le juste comme sur le méchant ». Chacun connaitra, dans les deux opposés, des périodes de joie, et d’autres de deuil…

Ce qui m’a le plus manqué, dans mon parcours, c’est sûrement un modèle. Un modèle authentique, en qui je reconnaisse mon caractère, et qui m’apprenne à l’être. Quelqu’un qui comme moi, peut connaître de grands moments de pur bonheur, suivis, parfois sans raison apparente, de trouble si profond que la vie en perd saveur et sens. C’est par besoin d’exprimer et de ne pas me sentir si isolée,  que je me suis réfugiée pour les premières fois dans la poésie…

La lecture, et par lien logique, l’écriture, sont un sublime miroir des émotions humaines. Pour qui ne sait pas sortir de soi les fardeaux et les joies, l’activité est créatrice et libératrice.

Rassurée, encouragée par mes lectures, j’ai voulu à mon tour vous écrire pour vous encourager.

Et, pour l’instant présent, j’ai choisi ce sujet, qui je trouve, n’est pas assez souvent abordé. Le focus est trop souvent mis sur l’action, la performance, la reconnaissance immédiate et l’apparence. Je dirai même que socialement, nous devons donner une image de bien-être apparent, constant, sans faille. Comme la barre est haute et inatteignable ! Comme nous sommes loin de la vérité et de l’authenticité de la nature humaine…

Nous traversons pourtant tous de sombres périodes ! Parfois, ces moments s’éternisent, le jour « sans » devient des jours « sans », qui deviennent des semaines, des mois, voire, des années « sans ». C’est le risque, lorsque l’on ne sait ni reconnaitre, ni nommer, ni admettre et encore moins comment surmonter !

Ne vous sentez pas jugés lorsque vous n’êtes pas en forme, et ne vous culpabilisez pas autant. Reconnaitre ne signifie pas non plus accepter sans rien faire. Il faut s’autoriser à être humain, et savoir conduire la barque des émotions sans qu’elle nous emmène elle, au cœur des tempêtes, de là où l’on ne réchappe pas sans blessure.

La patience n’a pas à être vide. Il y a, dans le phénomène d’attente active, une action invisible de résilience qui se met en place. L’acceptation, honnête et sans jugement de valeur, permet de comprendre ce qui doit être amélioré, combattu ou changé !

Que faire alors ?

Il y a plusieurs cas de figures :

A – C’est un mauvais jour, mais vous avez le privilège d’être à la maison, sans trop de responsabilités sociales à affronter. Votre famille, vos enfants, conjoint etc.. sont une priorité, mais votre famille vous aime, ce qui change radicalement l’ambiance. Et même si vous ressentez une incompréhension passagère, votre famille vous pardonnera et vous pardonnerez.

B-  C’est un mauvais jour, et de nombreux défis vous attendent. Il y aura du monde à affronter, et des impératifs à exécuter. Il n’est socialement pas accepter d’aller mal, de rien faire, et de rester à part, cela provoque beaucoup de réactions, rarement positives.

C- C’est un mauvais jour, et vous n’avez rien à faire. Bénédiction. Allez marcher. Dormez, patientez. Demain, un nouveau jour commencera. Ne vous tourmentez pas, le monde continue de tourner, vous n’avez pas besoin de pousser le globe.

1- ALLÉGEZ-VOUS.

Concernant certaines tâches, il y a un côté, je me débarrasse, oui, autant l’admettre. Et je m’autorise ensuite à aller mal. Je sers les dents encore quelques minutes, je puise dans mon mental le peu d’énergie qu’il me reste. C’est une très mauvaise idée que de se dire, je le ferai dans quelques heures, ça ira mieux. On traine alors avec soit le fardeau, qui devient de plus en plus rebutant. La plupart du temps, la motivation est comme le soleil, elle se lève au matin et fini sa course le soir… Il faut savoir s’y adapter. Ce qui est intéressant, c’est que parfois tenir la discipline fait rapidement revenir le moral. Mais au pire, si ce n’est pas le cas, vous avez au moins la conscience tranquille, la joie du devoir accomplie. Qui provoque aussi beaucoup de bien être !

2- EXPRIMEZ-VOUS.

Vous connaissez ce dicton, « mieux vaut prévenir que guérir ».

Il y a de grandes chances, qu’en ce jour « sans », votre efficacité soit revue à la baisse, et il en sera sûrement de même concernant vos aptitudes sociales. Moins de patience et de tolérance, et une tendance au repli. Si votre entourage ne sait pas que vous avez une baisse de moral, il peut ne pas comprendre vos réactions, et entrer à son tour en réaction…contre vous ! C’est désormais la frustration, voir la colère, qu’il faudra gérer en plus du reste. Et le sentiment d’être incompris. Autant éviter cela, et honnêtement, parler est vraiment la technique la plus efficace qui soit. Parler réveil la sensibilité, et l’empathie des personnes qui vous côtoient. Elles vous laisseront beaucoup plus facilement un moment de répit, et reviendront vers vous à un moment plus favorable ; tout le monde à maintenant compris qu’il n’y aurai rien à gagner, pour personne, en insistant.

Sortez donc du jeu de rôle des apparences et du mensonge, qui ne mène à rien. Et soyez vrai : « aujourd’hui cela ne va pas vraiment, mais avec un peu de calme et de repos, ne vous inquiétez pas cela ne durera pas. » Vous comprenez bien qu’ajouter des tensions relationnelles ne ferai qu’empirer cet état, épargnez-vous cela en quelques mots honnêtes et posés !

3-ACCEPTEZ-VOUS.

Acceptez-vous d’être, certains jours, inefficace ?

Posez-vous ces questions :

À qui est-ce que je veux absolument plaire, en souhaitant me montrer sous mon meilleur jour, en refusant d’admettre mes failles ? Est-il plus important que personne ne me voit aujourd’hui faible ? Ou bien que je m’autorise à souffler ? Que je m’accepte, et que je prenne soin de moi ?

Pensez-vous qu’avoir des moments plus bas, fassent de vous quelqu’un de raté ?!

Le point positif, d’un jour a priori négatif.

Ces états d’âme attirent notre attention ailleurs, signalent souvent un besoin essentiel et/ou existentiel non satisfait. Ils peuvent entraîner des réflexions qui vont radicalement changer notre trajectoire. Il faut simplement pour cela les reconnaitre et les accepter sans les blâmer. Ce sont, certes, de mauvais moments à passer, mais pour qui sait les comprendre, les affronter, et les surmonter, il y a de grandes vérités sur soi à découvrir. Découvrez-vous, acceptez-vous, puis faîtes de votre mieux et progressez.

4-ADAPTEZ-VOUS.

Acceptez que la vie soit faite de saisons. Et surfez sur les vagues.

Vous connaissez peut-être cette citation, attribuée à Sénèque (sans source confirmée.) :

 » La vie ce n’est pas d’attendre que les orages passent. C’est d’apprendre comment danser sous la pluie. « 

Je pense qu’elle résume bien le sens de mon article. Ainsi, il est vrai, que nous ne pouvons pas éviter les orages, la vie est ainsi faite, ils sont nécessaires à l’équilibre du monde, et de plus, lorsque nous sommes à l’abri, ils sont magnifiques à admirer. En revanche, il n’est pas nécessaire d’attendre sans rien faire, de subir. C’est même un mécanisme de fuite inefficace, et déprimant. Danser sous la pluie, c’est reconnaitre un certain inconfort, mais choisir de faire avec et d’en tirer la beauté.

Il y aura de grandes danses, et il y aura des danses plus mélancoliques. Mais, laissez passer l’orage et regardez : le soleil revient. Il revient toujours ! Attendre, patienter, ralentir, tous ce processus permet véritablement de surmonter un jour ou une période de découragement ! Et s’adapter aux saisons d’une vie, permet d’en jouir sans subir une pression qui pousse à la rupture.

>  Quand vous êtes en forme, profitez-en ! Avancez, créez, faites, réalisez, soyez efficace, savourez.

> Et lorsque vous l’êtes moins ; ralentissez, contemplez, acceptez, sans vous mésestimer. Attendez sereinement la prochaine période, elle sera plus propice.

Rien ne dure, aucun état ne perdure, la vie est changement constant…

Il nous faut, pour la vivre pleinement, accepter les saisons changeantes, passer de l’une à l’autre avec résilience. S’opposer et forcer ne change rien à la vie, la nature, elle, s’adapte, et toujours se développe. Imitez-là ! Il faut ajuster le mélange d’attente, d’acceptation, d’adaptation et d’action. Chaque ingrédient, au bon dosage et au bon moment, rendra la vie plus savoureuse.

Pour conclure, je vous rappelle simplement que vous-pouvez m’écrire ici, si vous ressentez le besoin de parler, de recevoir des conseils, et d’être encouragé. Prenez quelques instants et ne restez pas seuls, de mon côté, je prendrais le temps de vous lire et de vous répondre !

Dorothée.

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